"Viens on aide" : comment la Fondation du Groupe RATP a structuré l’engagement des collaborateurs
Avec ses 250 métiers et des rythmes de travail très différents, le Groupe RATP présente un défi particulier lorsqu’il s’agit de mobiliser largement ses collaborateurs. Pour y répondre, la Fondation du Groupe RATP a imaginé « Viens on aide« , un programme de Journées Solidaires construit autour des besoins des associations, des réalités du terrain et de la politique de mécénat du groupe. Raphaël René-Bazin, Secrétaire général de la Fondation, revient sur les choix qui ont permis de faire de cette mobilisation un véritable projet collectif.
Se mobiliser ensemble auprès d’associations soutenues par la Fondation.
La Fondation du Groupe RATP intervient auprès de publics urbains fragiles, avec une mission d’insertion sociale qui se décline autour de deux grands axes : l’insertion professionnelle et l’égalité d’accès à la ville. Chaque année, elle soutient une cinquantaine d’initiatives sur les territoires où le groupe est présent. Mais pour Raphaël René-Bazin, son rôle ne se limite pas au soutien financier.
« L’idée de la Fondation, c’est de proposer d’apporter un soutien utile au-delà d’un soutien financier. Les ressources de la RATP peuvent contribuer à répondre aux besoins des structures soutenues et de leurs bénéficiaires. »
Parmi ces ressources, il y a bien sûr les collaborateurs. Les mobiliser au service de l’intérêt général est donc un enjeu important pour la Fondation. Depuis longtemps, les collaborateurs s’engagent auprès des associations soutenues par la Fondation, et les Journées Solidaires sont venues renforcer cette dynamique.
Un format pensé en fonction des réalités métiers de la RATP
Avec la variété des métiers, des fonctions support comme des métiers de terrain et des horaires variables, le format devait s’adapter à l’entreprise. Plutôt que de concentrer les missions sur une seule journée, la Fondation a donc choisi de les répartir sur une dizaine de jours.
« On n’a pas choisi de faire ça sur une seule journée, parce qu’il y a un certain nombre de salariés qui travaillent en roulement, de nuit, le matin, le soir tard, le samedi, le dimanche. C’était donc de s’adapter à ça. »
Les missions ont également été pensées pour être accessibles à tous, quels que soient les métiers. Car, pour Raphaël René-Bazin, ce ne sont pas les compétences professionnelles qui comptent le plus dans ce type d’engagement, mais l’envie de s’engager et d’aider.
« Ce ne sont pas les compétences de son métier qui sont le bagage qu’on apporte dans ces journées. C’est surtout son expérience de vie professionnelle, quelle qu’elle soit, et surtout son énergie et son envie de contribuer. »
Un programme construit à plusieurs voix avec la communication, les ressources humaines, et Unis-Cité Solidarité Entreprises
Pour Raphaël René-Bazin, la réussite de « Viens on aide » repose aussi sur un travail collectif entre plusieurs pôles de l’entreprise. La Fondation, les ressources humaines, la communication du Groupe et Unis-Cité Solidarité Entreprises ont travaillé ensemble pour construire un dispositif cohérent avec les réalités de la RATP. Un long travail de préparation a été mené pour bien expliquer les bienfaits de la démarche à l’ensemble des parties prenantes, sur la cohésion, la transversalité, la marque employeur… Il s’agissait d’embarquer tout le monde.
La communication interne a notamment joué un rôle majeur dans la mobilisation. Une campagne ambitieuse a été menée avec la direction de la communication du Groupe et largement diffusée auprès des collaborateurs.
« Avec le travail qu’on a mené avec la direction de la communication du Groupe, il y a eu une communication extrêmement ambitieuse. Ils en ont fait beaucoup et ça a été très bien diffusé dans l’entreprise. »
Cette mobilisation a porté ses fruits : alors qu’environ 250 places étaient disponibles, près de 1 900 connexions ont été enregistrées sur la plateforme d’engagement.
Unis-Cité Solidarité Entreprisesa, de son côté, apporté son expérience des Journées Solidaires, des formats et de l’organisation des missions. La Fondation y a associé ses priorités au regard de sa politique de mécénat, sa connaissance des enjeux du Groupe, et les besoins de ses associations partenaires.
Donner du sens à chaque mission… pour développer le désir d’engagement futur des collaborateurs
La Fondation a fait le choix d’être présente sur l’ensemble des missions. Un choix qui répondait à un véritable enjeu : permettre aux collaborateurs de comprendre le lien entre leur engagement, les associations rencontrées et l’action de la Fondation.
Pour Raphaël René-Bazin, cette présence permettait de remettre chaque mission dans son contexte : pourquoi cette association est-elle soutenue ? Sur quel projet travaille-t-elle ? Quelle est la contribution de la Fondation ? Et comment l’aide apportée par les collaborateurs vient-elle compléter cette action ?
« Il y a une question de sens. On voulait faire le lien entre les collaborateurs, l’action de la Fondation et les associations qu’elle soutient. »
Certaines missions étaient directement liées aux projets accompagnés par la Fondation, et construites par la Fondation et l’association. D’autres permettaient d’apporter une aide plus pratique aux associations, en réalisant par exemple des travaux ou des aménagements qui leur permettent ensuite de consacrer davantage de temps et de ressources à leur mission principale. Unis-Cité a été d’une aide précieuse pour calibrer les missions et aller au-delà du besoin quotidien des associations. Dans tous les cas, l’objectif était le même : permettre aux collaborateurs de comprendre pourquoi ils étaient là et à quoi leur contribution allait servir.
Faire de l’engagement des salariés un véritable projet d’entreprise
Pour Raphaël René-Bazin, cette première expérience confirme une conviction : il n’existe pas de recette unique pour mobiliser les collaborateurs.
« Il n’y a pas de modèle unique, pas de recette miracle. Il faut construire un dispositif qui a du sens, s’investir, y passer du temps. »
Surtout, le programme doit être porté par l’entreprise elle-même.
« Je pense que ça a du sens si l’entreprise dans son ensemble (RH, COM, Fondation et équipes opérationnelles) s’investit pour construire ce type d’opération. Ça doit être incarné. Ce n’est pas un événement externe, c’est une action porteuse de sens pour les collaborateurs et qui suscite une grande fierté en interne. »
C’est le choix fait par la Fondation du Groupe RATP en intégrant les Journées Solidaires à la politique de mécénat du groupe et à son univers. Une manière de faire de la mobilisation des collaborateurs non pas un événement à côté de la stratégie d’engagement, mais une nouvelle façon de la faire vivre concrètement.